Centre de ressources pour la lutte antitabac Covid-19
 

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C'est passé un peu inaperçu : le mois sans tabac a démarré dimanche dernier, le 1er novembre, mais en pleine épidémie de coronavirus, ça ne prend pas très bien.

L'an dernier en 2019, 200 000 personnes avaient décidé de s'arrêter de fumer pendant quatre semaines. Cette année, ils sont moitié moins, à peine un peu plus de 100 000 personnes se sont inscrites sur le site 'Tabac Info Service' pour relever le défi. Jean-Paul Hamon, médecin généraliste à Clamart près de Paris, et président d'honneur de la Fédération des Médecins de France, nous donne quelques précisions sur Covid et tabac.

franceinfo : C'est vrai que c'est difficile d'arrêter de fumer en plein confinement, alors qu'on renonce déjà aux sorties au restaurant, aux dîners entre amis et aux fêtes de famille, est-ce que vos patients fumeurs vous parlent d'arrêter ?

Jean-Paul Hamon : Non. Je confirme que c'est particulièrement difficile d'arrêter. Je vois même des gens qui avaient arrêté et qui ont repris avec le stress lié au confinement. Et c'est vrai que ce n'est pas une période très favorable pour arrêter le tabac. 

Ils ont peut-être entendu parler des études qui démontrent que la nicotine protège du Covid, ce qui n'est pas encore totalement prouvé ?

Alors ils en ont entendu parler plutôt deux fois qu'une. Je peux vous dire qu'il y en a quelques-uns qui ont recommencé à prendre des patchs. 

D'autres études ont démontré que fumer augmente la probabilité de développer une forme grave du coronavirus, ça, les patients que vous voyez, en sont-ils conscients ?

Effectivement, les fumeurs qui sont en réanimation font des formes infiniment plus graves, parce que comme le virus attaque les poumons, les poumons des fumeurs ne sont pas en excellent état. Donc forcément, ça aggrave la pathologie.

Et puis attention, quand on fume ou qu'on vapote, on est un vecteur de contamination, on enlève son masque, c'est souvent l'occasion de faire une pause, de se parler d'assez près, il y a donc un risque de contamination par aérosol et par gouttelettes ?

Oui, c'est d'ailleurs un des rares cas où les contaminations en extérieur peuvent se produire, parce qu'on voit bien les fumeurs qui descendent au pied de l'entreprise pour faire leur pause tabac. Ils ne sont pas forcément très loin les uns des autres. Ils n'ont pas de masque. Il y a quand même un risque de contamination par aérosol. 

Donc, tout ça favorise l'arrêt du tabac. On le rappelle le mois sans tabac , c'est maintenant, alors arrêtez vous ! 

Oui et non, le tabac n'a pas besoin du virus Covid-19 pour tuer 8 millions de personnes chaque année dans le monde, dont 1, 2 million par tabagisme passif. Donc, un mois sans tabac, ce n'est pas de trop. C'est vrai qu'il faut arrêter.

Source: FranceInfo

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